Étant actuellement le seul occupant de notre cambuse, je m’offre le luxe d’écouter la radio dès potron-minet. Directement sur notre antique radio FM dotée de deux gros haut-parleurs et diffusant un son de qualité !
En résumé : le matin dès que j’ouvre les yeux autour de 5h, je me connecte à l’insu de mon plein gré sur les nuits de France Culture (96.0) pour accéder littéralement à des émissions inattendues piochées dans plus de 25 000 enregistrements/archives, le tout également à disposition via Internet.
Le plaisir du direct de la radio, c’est la surprise de la découverte ! Certes un direct qui fait de chouettes détours dans le passé mais une déconnection salutaire d’avec notre présent anxiogène.
Impossible de s’ennuyer !
Ce matin, une émission sur le marché des livres ancien à Paris en 1992 puis une autre avec le comédien Jean Poiret en 1986 à propos de son interprétation de l’inspecteur Lavardin.
Deux sujets qui s’invitent, instillent dans mon esprit de la matière à réflexion ! Bref je prends enfin conscience de l’épatante richesse de ces émissions de la fin du siècle dernier, de cette mémoire radiophonique.
L’erreur serait de croire que les réflexions distillées par ces émissions sont celles du passé.
Que nenni ! Elles sont intangibles et, de facto, toujours actuelles.
Ainsi les remarques autour du livre papier et de la transmission du savoir percutent aujourd’hui ces enquêtes sur les achats en nombre d’ouvrages par les entreprises de l’IA qui, après avoir numérisé ces livres… les détruisent.
Une sorte de Fahrenheit 451 sournois opéré par les acteurs de l’IA…
Ou cet échange avec Poiret — Notre métier est un métier d’égoïste. — sur le jeu d’acteur.
Pour mémoire, j’avais particulièrement apprécié cette émission de 1974 de 169 minutes sur la science fiction et le parallèle avec notre quotidien.
Ou ces vingt-cinq épisodes sur la guerre d’Espagne, la mémoire des vaincus.

J’inaugure une micro série !Ya no debería molestarme más¡ pour évoquer les situations qui me chiffonnent, me… biiiip !
- « Monsieur, soyez poli… »
C’est la réponse que j’ai obtenu vendredi sur #BelleileLande de la part d’une dame en train de balancer directement un énorme sac poubelle extrait de sa méhari dans le container du tri (…container censé ne recevoir que des papiers, plastiques, canettes métalliques…).
Apportant mes propres déchets à trier, je lui ai fait remarquer que les grands sacs poubelle devaient aller exclusivement dans la benne des sacs-poubelle, c’est-à-dire dans celle des déchets non recyclables, ceux du tri étant réservés aux emballages réellement recyclables …hormis le verre qui a un container dédié.

Manifestement ma remarque d’insulaire a choquée cette estivante d’âge mûr qui s’est sentie insultée par mon propos.
Cette personne imagine assurément que le personnel qui ramasse les ordures éventre et vérifie le contenu de chaque sac dès que le camion arrive à Chubiguer (le village où sont regroupées les ordures ménagères et la zone d’enfouissement de Belle-Île en mer, juste après Kervau).
Pfff…!
Or nombre de personnes ne se posent pas de questions (…ils sont en vacances, leur cerveau l’est aussi…) et, tout au long de l’été, il n’est pas rare de dénombrer des tas de sacs fermés dans ces containers de tri.
Avec parfois du verre pour corser le tout !

Pour notre part, nous employons un panier en osier que nous venons vider en conservant à part le verre que nous portons à une autre borne 150 mètres plus loin.
Il ne me semble pas très compliqué d’arriver avec un sac — poubelle ou non — rempli de déchets recyclables et de l’ouvrir, le vider en le secouant au-dessus du container dédié puis de repartir avec ce même sac pour le remplir à nouveau !
Ah, on me dit que cette opération leur perdre un temps précieux !
Or sur une île, les déchets (…en l’absence de pont routier comme à Ré ou Oléron !) repartent par la mer …s’il est possible de les valoriser. Ou sont enfouis…
Avec une population autochtone de moins de 9 000 habitants à l’année qui fait gaffe à ses déchets et l’arrivée en masse de vacanciers — 400 000 visiteurs en 2024 — qui consomment comme sur le continent (…voire plus car en vacances…!), comme un (gros…!) souci…!
Côté du compost, pas mieux…
À Aix-en-Provence, ce sont les nouveaux containers dédiés au compost — lire En ville, biodéchets et points d’apports volontaires en vue de leur compostage… — qui se remplissent de …boîtes de pizza et/ou canettes de bière.
Au grand agacement (sic !) des agents de propreté de la ville qui sont obligés de corriger à la main les erreurs à répétition des citadins !
Alors, oui, je suis sensibilisé depuis plus d’un demi-siècle à la gestion des ordures ménagères…!
- Je me souviens des maigres déchets laissés une fois par semaine devant la porte de mes grands-parents à Orléans. L’équivalent d’un seau… Les déchets organiques filaient au compost, le bois des cagettes dans la cuisinière, autant dire… pas de poubelle…
- J’ai découvert l’univers des poubelle en étant chargé de les ramasser lors de mon service militaire au sein de la caserne Dupleix. Ces quelques heures à respirer les effluves aromatisé des déchets de la cantine m’ont définitivement ouvert les yeux sur ce métier méprisé : il suffit de constater comment les ordures sont entassés sans respect pour ceux qui sont chargés de les ramasser.
Dernière précision : il se trouve que mon arrière-grand-père (…le grand-père de mon papa) était cantonnier…
Deux chroniques sur Mastodon à quelques jours d’écart ?
Fatigue, ras le bol ?
Non…!
Explication : certaines décisions prennent du temps, s’expérimentent avant de s’imposer comme une évidence !
Oui, un pouët sur Mastodon devrait — à mes yeux — avoir une date de péremption de 24 heures…
Comme sur Tetris, les derniers pouëts submergent les précédents !
Pourquoi (rappel : je parle en mon nom…) s’obstiner à conserver un flux d’informations avec citations et ou URLs dans Mastodon ?
Qui lit les pouëts de la veille ?!
La précédente actualité essentielle est déjà recouverte par une toute aussi urgente.
Comme Mastodon ne nous permet pas de supprimer nos pouëts au bout de 24 heures, j’ai pris la décision de poster peu et supprimer/désherber ces pouëts à la main chaque matin.
— Mais tu pourrais laisser le serveur de ton instance les nettoyer automatiquement au bout de sept jours ?
Pffff ! J’ai longtemps fait confiance à ce dispositif avant de prendre conscience de son caractère aléatoire !
Aussi, dimanche dernier, j’ai nettoyé les centaines de pouëts restés sur mon compte. Viré également les pouëts conservés dans ma colonne… « marque-pouët…! »
Tel Attila j’ai récurré mon compte jusqu’à l’os ! Le compteur m’indique toujours 30 publications alors même que j’en décèle que …trois !
— Mais que fais-tu des pouëts qui l’interpellent ?
Mais je me les partage !
Je me les exporte avec l’intégralité du texte et liens, url de l’émetteur vers Drafts avec un tag ad hoc.
DM ? Idem !
— Et tes conversations privées ?
Tous comme mes messages sous iMessages, Signal ou Threema, je nettoie, trashe, disperse, cif-amoniacale !
D’ailleurs : pourquoi garder des traces de nos conversations ?!
Je sais que ça se discute mais ces échanges — de haute volée …de bois vert — ne sont pas un matériau d’étude…! Aucun chercheur assez fou pour se pencher sur ces bribes numériques !
Bref, je trouve sain de poubelliser l’ensemble de mes propres pouëts.
D’autant que je n’ai pas hésité à supprimer une décennie de tweets en fermant mon compte de Twitter !

Ceci pour rappeler que notre vie ne se déroule pas sur nos écrans mais en dehors.
J’en ai également terminé avec les DM en réponse à des questions soulevées dans le flux de Mastodon (…hormis aux ami(e)s et à des locuteurs non hexagonaux qui, eux, sont nettement plus dans l’échange !).